Un point sur l'état et le financement de la création immersive en France. Le secteur s’est développé grâce à un soutien public croissant, notamment via le CNC qui alloue des budgets spécifiques à la création immersive. En 2024 et 2025, les aides du CNC ont atteint 3 millions puis 4,4 millions d’euros, avec un plafond prévu à 4,3 millions pour 2026. Le CNC impose une contrepartie : chaque euro public doit être complété par un financement privé ou public local. Cependant, les petits producteurs peinent à trouver ces fonds complémentaires, limitant leur accès aux aides. Des acteurs comme HTC VIVE investissent aussi dans des studios français, tandis que des lieux dédiés (Grand Palais Immersif) ou des modèles comme le LBE (Location-Based Entertainment) émergent pour la diffusion. Malgré ces avancées, la rentabilité reste fragile, et le secteur dépend fortement des subventions publiques, sans garantie de pérennité à long terme.
La DGE a annoncé les 11 projets lauréats des deux premières relèves de l’appel à projets « Technologies innovantes des univers virtuels immersifs » dans le cadre de France 2030. Cet appel vise à financer des projets structurants, industrialiser des solutions souveraines et constituer une chaîne de valeur complète des univers virtuels immersifs en France et en Europe. Les projets sélectionnés couvrent divers aspects des technologies immersives, allant des équipements aux logiciels de création et de simulation, en passant par les outils d’interopérabilité.
La baromètre 2024 de France Digitale sur la performance économique et sociale des startups et disponible. Sans surprise, les lévées sont plus difficiles et en moyenne plus faible (hors méga lévées qui restent exceptionnelles)
Ce dossier de la plateforme CORDIS vous propose une présentation de certains projets européens liés aux technologies immersives.
